Publicité

Dimanche 23 décembre 2007

J'ai toujours eu de la peine de raconter ma vie, aux gens que j'aime, qui me sont proche. Sans doute parque c'est pas très ddrôle la vie d'un drogué. Aussi par pudeur. Enfin voila, je vais tenter d'écrire un p'tit peu ce que je fais ici sur ce blog.

Vendredi 21 décembre 2007
Dernière journée avant les vacances. Je suis allé au boulot avec une boule dans le ventre, parceque la veille mon patron m'a téléphoné un peu énervé parceque j'avais mal fignolé un projet qui devait être présenté le jour même (le jeudi donc). J'avais bien testé la chose en local, et cela fonctionnait, mais depuis tout autre ordinateur que le miens ça torchait. Tout en ressentant ce sentiment de culpabilité, je savais aussi que me prévenir qu'il y avait une démonstration le mardi a 16h, alors que je ne retournait pas au boulot avant le vendredi était, à nouveau un peu limite. C'est comme ça qu'on travail dans cette boite, on doit tout faire vite, les projets se chevauchent, et la communication interne est pas super. Néanmoins, je savais que j'étais dans mon tort le plus total, d'où la boule a l'estomac le vendredi. Le boss a pu se débrouiller comme il le fait toujours. Finalement le client voit ce qu'il veut bien voir. Et nous devrons représenter le projet le 20 janvier, donc ça me laisse encore du temps pour cette fois aller au bout.

Plus tard dans la journée, en consultant mon calendrier (chose que je devrais faire plus souvent), je me suis rendu compte que j'avais loupé les "cours-inter-entreprise" de toute la semaine... Un peu fâché contre moi-même a nouveau, bien que j'essayais comme d'hab de trouver un coupable. Il n'en manque pas. Ces cours sont pas très bien organisés, on est tantôt dans un groupe tantôt dans un autre. Et comme mon  cercle d'amis est plutôt restreint (j'en ai qu'un a l'école) et bien je me suis basé sur son horaire, qui évidement n'était pas le même que le mien.

Continuons, vendredi 13h30, apéro de boite. Vinasse, fois gras, chips en tout genre. Comme d'hab je reste dans mon coin et j'écoute les discussion a droite a gauche. Plusieurs remarques d'un collègues a mon égard, une en arrivant dans le lieu ou se déroulait l'apéro, c'est a dire dans le bureau ou je me trouve, j'étais a ma place de travail, et il m'a dit qu'il espérait que cela ne me dérangeait pas que tout le monde commence a l'envahir. Je lui ai répondu que non, et il me dit alors, "tu as qu'a faire comme si on était pas la", j'ai rétorqué "c'est ce que je fais". Un peu plus tard pendant l'apero, il me glisse "j'ai jamais vu quelqu'un avec un ego aussi démesuré". Pourtant je manque tellement de confiance en moi, cet ego me desserre. Bien bien. De toute façon, je comprend jamais ce qu'on me dit. C'était peut être autre chose.

La journée se poursuit avec un bref entretient avec mon responsable de stage, toujours très (trop?) aimable.. On me reproche peu de choses, alors que moi je pourrais vous faire une liste de 3km de long de toutes mes erreurs, mes manquements, mes arrivées tardive, etc. Il n'y a rien de pire que la pitié. Mais en gros, avec ce responsable, on arrive a trouver des petite choses qui m'aident, comme faire un topo de ce que j'ai appris depuis que je suis dans ce boulot, comme prévoir un petit peu ce que je dois faire, ou encore comment me comporter avec les clients, etc. Puis, quelques discussions sur l'Android de google avec un collègue (par discussion j'entends 5mn d'échange de paroles), collègue que je trouve sympa.. En fait, à mon étage ils sont tous sympa, et dans la boite en général. Mais j'aimerais bien qu'ils viennent plus vers moi, essaie d'entretenir des discussions bien que j'ai de la peine a dire vraiment ce que je pense tant le stress me trouble.
Heureusement qu'il y a N., un collègue avec qui je m'entend super bien, je sais pas pourquoi je suis allé vers lui, mais je l'apprécie beaucoup. On peut parler de choses qui me plaise, comme le monde, la politique, la technologie et l'évolution de l'interface homme-machine. On mange ensemble le plus qu'on peut. Il est aussi un peu en dehors des groupes, mange souvent seul (quand on peut pas manger ensemble). J'ai du en tout et pour tout aller mangé 2fois avec tous les collègues, et je ne m'en plaint pas, a vrai dire c'est comme partout, les discussions de grande tablée ne m'intéressent pas du tout, c'est souvent futile, souvent c'est de la critique gratuite de ci et de ça. J'aime pas rire, sauf de mes propres blagues.

Bon, pour finir sur le vendredi, je suis rentré chez moi vers 17h30, comme tous les vendredis j'ai acheté une pizza (le reste du temps je cuisine des légumes frais, etc) et une bière. je n'avais pas bu de bière de toute la semaine, ce dont je suis assez fier (bien que je me sois rattrapé ce week-end). Puis a ma grande déception il n'y avait pas columbo, alors j'ai passé toute la soirée devant mon ordi, entre regarder l'écran, me prendre la tête sur mon bordélique projet de vidéos politiques (PNC) et penser au lendemain ou je devait voir D. ahhh D. Bon ça c'est pour le samedi. Fin de la soirée du vendredi vers 3h. Par de rêves pendant la nuit.

Samedi 22 décembre 2007
Levé a 8h30, rendez-vous avec D. pour lui acheter de la beu, pour sa mère m'a-t-elle dit. Et oui, comme je ne parle jamais de moi, vous ne savez pas qui est D. C'est une fille qui m'a accosté une fois dans le bus et qui en fait habite dans le même immeuble que moi, nous avons été dans le même collège a une époque, sans le savoir (Abbaye de st-maurice). Enfin bref, nous nous voyions depuis 8mois presque une fois par semaine, pour un café. Elle m'a tout de suite beaucoup plus, sans doute parceque je me retrouvait en elle a plusieurs niveaux. Mais comme je suis incapable de montrer mon intérêt pour quoi que ce soit, elle n'a pas remarqué que je m'intéressait a elle. Et quelques mois après notre rencontre elle m'a appris qu'elle avait un copain depuis 5ans et qu'elle croyait a l'amitié entre les sexes. Chose que j'ai de la peine a concevoir, pour moi ça reste flou. Si ce n'est l'aspect non charnel d'une telle relation. J'ai dit que ce serait difficile pour moi de continuer a la voir en sachant cela, mais elle me propose son amitié, il m'était alors impossible de refuser. Nous nous sommes vu a la même fréquence pendant des mois encore.


Puis elle a plaqué sont copain, avec qui cela n'allait plus depuis un certain temps. C'est a partir de la que tout part en cacahuète. Les questionnements, l'imagination d'une possibilité d'ouverture, etc etc, (cf le post précédent). Enfin voila, c'est très égoïste de ma part d'avoir pensé qu'elle veuille de moi, alors qu'elle a déjà de la peine a se remettre de sa rupture, même si c'est elle qui l'a initiée. Forcement après 5ans on prend ses habitudes et ses repères. Mais il faut me comprendre, je n'ai quasiment pas de relations sociales, et le simple fait que cette fille soit demandeuse de me voir, me bouleverse. Enfin bref, tout ça pour dire que pour moi tout s'est mélangé dans ma tête, et que je suis perdu. J'ai eu l'impression d'avoir été un passe droit pour quitter son copain lorsqu'elle me l'a présenté.. Enfin, je vous passe les détails, faudrait revenir au samedi je pense.....

Donc, elle essaie aussi (je suis en rémission canabique) d'aretter les drogues, mais elle m'a raconté que sa mère souffrante du dos avait décidé d'essayer un moyen naturelle pour soulager ces douleurs, je vous le donne dans le mille, la weed. Sur le moment ça me parait plausible, bien que j'ai eu de la peine a accepter. Pour la simple et bonne raison que je savais que si je retournais chez mon dealer je serais sacrement tenté d'en reprendre. Mais j'ai accepté, c'était surtout l'occasion de passer un moment avec D, puisque nous sommes allé jusque la bas en voiture.

Départ a 9h de Lausanne, nous arrivons sur les lieux vers 10h00 après un petit café a malley. Je la laisse dans un restaurant sur place et prend la voiture pour me rendre sur les lieux du crime. Puis nous faisons le chemin inverse vers 12h. J'ai hésité un moment a prendre quelques têtes de weed, puisque mon dealer comme d'hab, avait été gentil et avait donné bcp plus que de raison. Mais non, j'ai tout laissé a D., elle m'a quand même laissé un délai de réflexion jusqu'au soir si j'en voulais vraiment. En fait, a ce moment la c'est parti en couille dans ma tête. J'aurais voulou qu'elle me dise que je ne devrais pas, vu que j'ai arrêté depuis deux mois, mais rien. Ça ma tourné dans la tête tout le samedi, un ami ne doit pas être sympa, il doit penser a ce qui est bien pour l'autre et rentrer dans le cadre. Et c'est la que je me suis rendu compte de ce que je venais de faire. Je venais de donner 20g d'herbe a une droguée en rémission, soit disant pour sa mère, une droguée qui est aussi mon amie(enfin amie, vous voyez). J'ai donc envoyé un message pour dire que je me sentais mal de l'avoir laissé avec tout ça en poche, alors qu'elle va deja pas très bien. Pas de réponse.

J'ai aussi parfois de la peine a répondre aux messages, mais cela ne change rien a fait que si on ne me répond pas, mon cerveau part en couille. J'imagine tout et le pire (cf. post précédant). Je lui renvoie un message le soir, pour lui dire "quand il s'agit de chopper de la weed, tu réponds au quart de tour. C'est nul et je suis déçu.".
Bref. soirée de déprime, j'aurais bien voulu avoir un joint pour oublier.

Dimanche 23 décembre 2007
J'envoie un message a D. pour lui proposer un café. Pas de réponse. je vais en boire un, et qui se pointe dans le même tea-room ? dans le mille, c'était D. J'étais justement en train (cerveau qui part en couille) de lui écrire un pseudo message d'insultes pour lui dire que je comprenais pas ce manque de considération, que j'avais l'impression d'avoir été utilisé sur tout la ligne, enfin le blabla typique que je me fais dans ma tête et qui disparaît dès qu'elle me fait un sourire ou qu'elle m'écrit un message.

Elle avait rendez-vous avec son ex. dans ce même café. Je suis donc très vite parti. Lui est écrit "C'est n'est même pas la peine de m'écrire a nouveau. Je veux juste oublier"... Tu parles, comme si je le pouvais. En fait ces messages d'insultes c'est juste pour essayer de la faire réagir, pour avoir l'impression de compter aux yeux de quelqu'un. Même si elle est déjà revenu après que j'ai envoyé de tels messages. J'ai quand même l'impression que c'était intéressé a chaque fois, nottament pour samedi... Enfin j'espère qu'elle m'écrira, qu'elle voudra encore me voir. C'est pas facile pour deux personnes qui vont mal d'avoir des relations saines, encore moi quand l'un a des sentiments pour l'autre et que l'autre essaie de refouler tout type de sentiments. Pourtant quand je la regarde, quand je l'écoute, je vois et j'entends tout ce que j'aime. Elle est tout et son contraire, pleine de ses défaut qui vous font aimé les imperfections humaines, pleine de ses défaut qui vous font aussi les haïr.

Enfin voila, fin de journée très déprimée, pleurs, crise de nerfs, natel indestructible, etc, etc.
A partir de demain, 3 jours dans mon ancien chez moi. Pour un noel avec ma mère et ma soeur. Je me réjouis de les voir, on se comprend super bien et ca pourra me faire oublier un instant tout ca. Ce sera aussi l'occasion d'essayer de renouer avec mon village ou j'ai passé tant de temps. J'ai du mal a y revenir, je fais un rejet de mon passé. Mais quand je regarde l'avenir c'est pas mieux. Enfin voila, je vous ferais un topo de ces repas de neuneuel. Je reverrais aussi sans doute une amie qui habite dans ce même village, j'espère pouvoir discuter avec elle, et pas seulement l'écouter raconter ses problèmes. Voila ce qu'il me manque, quelqu'un a qui raconter mes états d'âme. Jusqu'alors dans ma vie je n'ai fais qu'écouter ceux des autres, les conseiller. Mais quand j'ai eu besoin d'amis, ils n'étaient plus la. Tout ca sans parler de S....

Allez, suite au prochain épisode. Ça fait du bien.

Hasta La Revolucion Siempre

Par Rorist - Publié dans : Textes
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires - Recommander
Retour à l'accueil

Commentaires

C'est fort, à mon avis, plus d'une fille tombreait si tu lui disais ces choses en face, droit dans les yeux, en tout confiance et sécurité. Conseil du petit bouddha rouge: Ta tête dit "je ne peux pas", mais ton coeur dit "je prends le risque". http://emerveille.com/risquer.htm Risque d'aimer, de le dire, Risque de la perdre Tout ce qu'il y'a a perdre c'est ne rien risquer.
Commentaire n°1 posté par Damien le 30/01/2008 à 10h57
Merci petit bouddha pour ce conseil fort avisé, que j'essayerai de mettre en pratique. Mais la procrastination est souvent plus forte.. Pas facile.

Cela n'en reste que plus vrai, il faut risquer.
Réponse de Rorist le 03/02/2008 à 21h29
Je ne me permettrai pas de conseil, avisé ou non. Mais jâi le sentiment que tes réactions sont preuves du manque de confiance que tu (je, nous) connais... C'est chaud de prendre confiance en soi, je comprends bien. On peut voir ce que l'on a ou se fixer sur ce qu'il nous manque... On peut aussi fermer les yeux et ne rien vouloir voir. Moi je suis pas poète, je suis fatiguée et je me dis juste que tu vaux pas moins qu'un autre, bordel ! :)
Commentaire n°2 posté par cora le 12/05/2008 à 02h46
Merci pour ce mot, bordel! :)

C'est pas un manque, mais une absence totale de confiance.
C'est vrai que l'on voit ce que l'on/notre subconscient veut bien voir. Je tente de ne plus chercher de réponses, mais de les fournir moi-même directement. (c'est faux a mon avis de dire qu'il faut pas se poser de question).

Allez, bien à toi, et a bientot d'après les bruits de couloir ;)
Réponse de Rorist le 12/05/2008 à 13h30
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus